Screenshot of the beginning of Youtube video showing Isaac Daama talking

Chercher la faveur des dieux afin d’obtenir des pierres précieuses : visionnez la vidéo d’Isaac  

Les projets sont au centre de l’initiative Logos et Cosmos (LCI). Nous formons de jeunes universitaires chrétiens pour qu’ils mènent des projets à l’université qui éveillent la curiosité et l’émerveillement envers la théologie et les sciences. De nombreux projets des catalyseurs s’attaquent à des problèmes et des défis urgents de leur contexte local et national, tels que la viabilité environnementale, la pauvreté et la violence. Au Cameroun, le géologue et catalyseur Isaac Daama est en train de mener un projet sur les techniques animistes d’exploitation minière.  

La science affirme que la répartition et la localisation des gisements de minerais sont déterminées par des processus géologiques qui se sont déroulés il y a des millions d’années. Cependant, au Cameroun, un pays riche en minerais, l’exploitation minière artisanale s’accompagne souvent de pratiques occultistes. Les mineurs artisanaux sont généralement pauvres, des individus défavorisés qui emploient des outils manuels pour déterrer de l’or, des diamants et d’autres pierres précieuses. Nombreux d’entre eux croient que la piété quotidienne et le sacrifice d’animaux garantiront le succès de leur exploitation minière.  
 

Isaac collabore avec le GBEEC Cameroun, le mouvement national de l’IFES, dans le but de mener un projet qui rassemblera les perspectives scientifiques et chrétiennes sus ces pratiques et ces croyances controversées. 

Visionnez la vidéo de 4 minutes ci-dessous où Isaac vous donne plus de détails sur son projet.  

La vidéo est en français mais vous retrouverez aussi sa transcription en français ci-dessous.  

Transcription en français de la vidéo d’Isaac Daama 

Bienvenue dans cette vidéo ! Moi, c’est Isaac Daama, catalyseur niveau 2 de l’initiative Logos et Cosmos pour l’Afrique francophone.  

Mon sujet porte sur les pratiques des croyances dans l’activité minière artisanale, dans le nord du Cameroun.  Ce sujet est parti d’un constat simple pendant les travaux et de multiples occasions de descente de terrain avec des compagnies minières qui recherchaient de l’or. Je me suis rendu compte qu’il y avait une catégorie d’artisans miniers qui se basait sur la prospection, pas d’une croyance ferme à des divinités, qui d’après eux seraient les dieux de ces métaux et qu’il fallait toujours faire des sacrifices pour pouvoir accéder à ces métaux. Beaucoup de questions se sont vraiment levées autour de leurs pratiques parce que, bien que ces rituels qu’ils font soient controversés d’après les scientifiques ou même d’après les populations chrétiennes qui environnent les zones dans lesquelles ils font des sacrifices. 

Mais on se rend aussi compte que leur méthode est quand même parfois rentable parce que ces employeurs qui emploient cette technique trouvent beaucoup de minéraux, à l’échelle de la teneur de l’or dans la province, de manière générale. 

Et à l’université, nous faisons beaucoup de débats autour de leurs méthodes parce qu’on sait qu’aujourd’hui, nous, avec les méthodes de la géologie minière, nous n’arrivons forcément pas à faire les résultats qu’eux, ils ont. Mais, est-ce qu’il ne faudrait pas que l’on s’interroge sur leurs méthodes pour savoir que, peut-être même, qu’elle peut être une méthode scientifique ? Mais que, disons, qu’elle n’est pas comme la science moderne, qu’elle n’est pas formelle, que ce ne sont pas des connaissances théorisées. Et nous avons donc décidé de pencher notre sujet sur ça. Mais là, il a été question de collecter des données sur le terrain.  

Les données consistaient à faire des interviews avec eux, même quand on n’a pas eu accès aux [enregistrements] vidéos et aux films, parce qu’il pense que ça discréditerait, n’est-ce pas, leurs méthodes. En plus, ils travaillent dans un contexte d’illégalité, nous avons quand même pu récolter un ensemble de données qui maintenant va nous aider à analyser par des ateliers et des conférences publiques, où beaucoup d’experts aussi poseront leurs regards par rapport à ça…  

Mais notre but ultime, c’est de donner une perspective chrétienne dans cette activité parce que de plus en plus, elle devient l’activité la plus prisée à cause du fait que sur le plan agricole et tout, ce sont des zones qui sont très défavorisées, mais où aujourd’hui c’est cette activité qui est beaucoup plus en vogue.  

[Les mineurs que j’ai interviewés] reconnaissent leurs dieux plutôt que le dieu créateur qui a créé toute chose. Un peu comme l’apôtre Paul qui était en Grèce. Il a pu voir cette divinité à qui ils disaient “dieu inconnu”. Peut-être que même leurs dieux des métaux aujourd’hui, dont ils sont en train de parler, [on peut se demander] c’est de quel dieu qu’ils parlent en réalité ?  
Donc voilà autant de questions, de réflexions que nous voulons mener dans le cadre de ce projet, et à la longue, si notre projet est reconduit au niveau trois, aboutir à une publication scientifique où des experts, que ce soit sur le plan théologique, anthropologique, sociologique, scientifique, c’est-à-dire géologique, posent quand même leur regard d’expert qui puisse nous aider à mieux cerner cette pratique. Je vous remercie. 

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