Screengrab from a video recording of LCI guests on an IFES podcast

Graines de transformation : l’ILC apparaît dans un podcast 

Le catalyseur brésilien Marcio Lima et la co-coordinatrice Alejandra Ortiz ont été interviewé récemment lors d’une épisode du podcast Voices of IFES qui a été dédiée spécialement à l’initiative Logos et Cosmos. L’épisode est en espagnole mais vous pourrez lire sa transcription en français.  

Pendant la conversation, Marcio a partagé sur son parcours académique mais aussi sur son parcours spirituel, et sur comment sa foi enrichit son travail académique et vice-versa. Marcio est professeur d’architecture et d’urbanisme à l’Université de Sao Paulo. Vous pouvez en savoir plus sur son projet à l’ILC : une recherche sur la théologie et l’art ainsi qu’un projet de mentorat pour les étudiants de son mouvement national IFES.

Alejandra, la co-coordinatrice de l’ILC en Amérique latine, explique un peu plus sur la vision de l’ILC, en quoi l’ILC raffermit le travail des mouvements nationaux de l’IFES et ce qui est prévu à l’avenir. Nous sommes reconnaissants envers Jorge “Toto” Bermúdez, le secrétaire général du CBUU Uruguay et le coordinateur régional de communications, pour son rôle en tant qu’hôte de cette épisode.

Écoutez cette épisode du podcast Voices of IFES sur la plateforme de votre choix. Par exemple, vous pouvez la retrouver sur Spotify. 

Regardez la vidéo de l’enregistrement du podcast ci-dessous (en espagnol avec sous-titres anglais).

Lisez la transcription en français du podcast ci-dessous.

Transcription en français de l’épisode sur l’ILC du podcast Voices of IFES : 

Toto : Bienvenue sur Voices of IFES. Je suis Jorge “Toto” Bermudez. Aujourd’hui, je serai l’hôte. Je suis secrétaire général du mouvement en Uruguay, Comunidad Bíblica Universitaria, et je coordonne également les communications pour l’équipe régionale de l’IFES en Amérique latine.  

Nous accueillons aujourd’hui Alejandra Ortiz et Marcio Lima Junior. Tous deux font partie de l’initiative Logos et Cosmos. Ale est la co-coordinatrice de l’initiative Logos et Cosmos en Amérique latine et Marcio est un catalyseur à l’ILC et professeur d’architecture et d’urbanisme. 

Bienvenue, Ale, Marcio. Merci de nous rejoindre sur Voices of IFES. Nous voulions vous avoir sur le podcast pour parler de l’initiative Logos et Cosmos qui est l’un des ministères de l’IFES, et qui est assez récente. 

Ale, Marcio… Pouvez-vous vous présenter rapidement ? Plus tard nous aurons le temps d’aller plus dans les détails avec chacun. Ale ? 

Ale : Bien sûr. C’est un plaisir d’être ici avec vous…  

Je m’appelle Alejandra Ortíz. Je vis à Tijuana, au Mexique. Je travaille à temps partiel avec COMPA, le mouvement national ici au Mexique, et avec ILC en tant que coordinatrice. Je suis mariée à Abdiel et j’ai deux filles. 

Toto :  Merci beaucoup Ale. Marcio ? 

Marcio : Bonjour à tous. C’est un plaisir d’être avec vous. Je suis Marcio.  

Je vis à Sao Paulo, au Brésil. Je suis architecte, professeur d’architecture, et je prépare un doctorat en histoire et fondements de l’architecture. J’ai également participé en tant qu’étudiant au mouvement national Alianza Bíblica Universitaria du Brésil et… je suis équipier bénévole. 

Toto : Super. Merci beaucoup de vous joindre à nous aujourd’hui. Nous aurons une discussion très intéressante, pour apprendre à nous connaître un peu plus, et surtout connaître l’ILC. 

Alors… Ale, tu es membre de l’équipe de l’initiative Logos et Cosmos, peux-tu nous en dire un peu plus sur cette initiative ? Et aussi, pourquoi a-t-elle été créé ? 

Ale : Bien sûr, oui, avec plaisir.

L’initiative Logos et Cosmos permet à de jeunes universitaires chrétiens issus des mouvements nationaux de l’IFES de réaliser des projets qui éveillent et provoquent l’émerveillement à la fois dans les sciences et la théologie et dans la relation entre elles.

Ensuite, à travers l’ILC, nous offrons une formation aux catalyseurs, un mentorat, un financement également pour leur formation personnelle et pour mener des initiatives à l’université et en collaboration avec les mouvements nationaux de l’IFES. L’initiative Logos et Cosmos est en grande partie financée par la Fondation John Templeton. Elle a assuré le financement de cette initiative pendant cinq ans en Amérique latine et en Afrique francophone. Mmm…  

Toto : Formidable ! 

Ale : Ouais. Et… Eh bien, les projets qui sont développés rassemblent des perspectives théologiques et scientifiques pour aborder, eh bien, des défis très pressants que nous avons comme… La santé mentale, la pauvreté, le changement climatique, cette dissociation qui existe entre les disciplines académiques et la foi chrétienne au sein des universités et des mouvements, et ce sont les catalyseurs qui réalisent ces projets.  

Toto : C’est si intéressant, c’est tellement nécessaire pour notre contexte ici en Amérique latine ! Maintenant… Vous avez mentionné les catalyseurs plus d’une fois. Qui sont ces catalyseurs ? 

Ale : Oui, oui, oui. Les « catalyseurs » est le terme que nous employons pour désigner les personnes qui participent, c’est-à-dire celles qui ont posé leur candidature à une année de l’initiative et ont été sélectionnées pour faire partie d’une cohorte.  

Nous les appelons ainsi parce qu’on pense qu’il s’agit de personnes clés qui produisent des changements dans la pensée sur la science et la foi au sein de leurs mouvements, de leurs universités… Et qui sèment également des graines de transformation pour promouvoir des processus de bien dans nos contextes de mission. Voilà pourquoi. 

Toto : Oui… Très approprié, très approprié. Et… En parlant de catalyseurs… Marcio, tu es l’un de ces catalyseurs ! Peux-tu nous dire ce qui t’a amené à participer à Logos et Cosmos ? 

Marcio : Oui, bien sûr. Je suis un catalyseur. Je l’ai connu par la diffusion du mouvement national, et quand j’ai vu cette opportunité de développer plus de connaissances sur la science et la théologie, je me suis dit que ce serait très intéressant, très bien, parce que je m’y connaissais un peu grâce au mouvement national, de la communauté étudiante, mais j’ai vu cette opportunité de continuer à développer ces questions au sein de l’université.  

Toto : C’est génial ! C’est génial. Et dis-moi Marcio, comment ça a été au cours de cette dernière année à l’initiative Logos et Cosmos ? Y a-t-il quelque chose qui t’a frappé de façon particulière ? 

Marcio : Oui, bien sûr. L’année dernière a été une très bonne expérience. La dernière année et la première année.

La formation intellectuelle que nous avons reçue nous a permis de connaître des auteurs, d’explorer les dimensions de la science et de la théologie. Comment ces deux domaines ne doivent pas être opposés et déconnectés. Parce que nous comprenons que la réalité de Dieu a un impact sur toutes choses et que toutes les choses sont réconciliées par le biais de Christ lui-même. 

Toto : Hum. 

Marcio : Nous comprenons donc qu’en tant qu’universitaires chrétiens, nous devons rechercher ces interfaces, montrer que notre vision du monde a beaucoup à apporter au monde… Et je pense qu’une chose qui m’a vraiment frappé est le développement d’une anthropologie plus large de l’être humain. 

Toto : Hum. 

Marcio : Et un autre aspect qui était très percutant pour moi. Le soin du programme dans le développement d’une vie chrétienne et d’une spiritualité sage, parce que nous ne sommes pas seulement un cerveau, mais un être complet qui a des sentiments et nous avons été créés pour entrer en relation avec Dieu. Le programme nous a donc encouragés à écouter la voix de Dieu pour nous guider sur ce chemin de recherche, de travail et de relations personnelles. Nous avons également été mis au défi de considérer notre travail de chercheurs comme faisant partie de l’action de Dieu pour le renouvellement du monde et comme des agents du royaume de Dieu et des participants à son histoire. Dans ce sens, je me souviens d’un cours que le professeur Sarah Williams nous a donné, qui portait sur la dimension de la spiritualité dans le travail universitaire, et c’était très puissant ! 

Toto : Et un autre aspect qui était très percutant pour moi. Le soin du programme dans le développement d’une vie chrétienne et d’une spiritualité sage, parce que nous ne sommes pas seulement un cerveau, mais un être complet qui a des sentiments et nous avons été créés pour entrer en relation avec Dieu. Le programme nous a donc encouragés à écouter la voix de Dieu pour nous guider sur ce chemin de recherche, de travail et de relations personnelles. Nous avons également été mis au défi de considérer notre travail de chercheurs comme faisant partie de l’action de Dieu pour le renouvellement du monde et comme des agents du royaume de Dieu et des participants à son histoire. Dans ce sens, je me souviens d’un cours que le professeur Sarah Williams nous a donné, qui portait sur la dimension de la spiritualité dans le travail universitaire, et c’était très puissant ! 

Toto : Intéressante, n’est-ce pas ? Cette question de la vie universitaire en tant que travail, mais l’universitaire en tant que personne spirituelle, qui a également besoin de cultiver sa spiritualité. Comme il est agréable de pouvoir réfléchir au développement et aux défis des deux ! Cette question va t’accompagner tout au long de la vie, n’est-ce pas ? Quant au contexte où tu as grandi, à l’église… Et aussi à l’espace où tu as été formé, Marcio, à l’université et même dans le ministère des étudiants, les concepts sur la science, l’académie, et sur la religion, sur la foi et comment ils étaient articulés, j’imagine, qu’ils n’étaient pas toujours associés dans le même sens que dans l’Initiative Logos et Cosmos. As-tu remarqué une différence, dans ce sens, entre ce que tu avais entendu dans tes années de formation et la proposition de l’Initiative Logos et Cosmos ?  

Marcio : Oui, je pense que je peux parler de deux points de vue. Un de la formation dans le mouvement national. Je vois le programme Logos et Cosmos comme une extension de ma formation au sein de la communauté des étudiants évangéliques, n’est-ce pas ? Parce que je savais déjà que notre vie ne doit pas être dichotomique, mais que nous devons tout intégrer comme connaissance et réalité de Dieu.

Dans mon éducation religieuse d’enfance, j’ai grandi dans un environnement où il y avait une distinction entre la vie séculaire ou matérielle et la vie spirituelle. On nous a présenté un évangile dans lequel ces deux dimensions de la vie humaine sont séparées et où ces deux sphères n’ont pas besoin d’être connectées l’une à l’autre. C’était comme une vision dualiste, plus platonicienne que chrétienne en fait, entre le monde matériel et le monde spirituel, entre le corps et l’âme. Bien qu’il n’y ait pas d’opposition à la science, lors des études universitaires, elles étaient traitées comme deux domaines distincts, l’un de la vie séculaire et l’autre de la vie spirituelle. Cependant… Ce que nous développons dans le programme Logos et Cosmos est tout à fait le contraire, c’est la compréhension qu’il n’y a pas de vie séculaire et de vie religieuse. La réalité de Dieu imprègne le cosmos tout entier, notre vie entière dans ses diverses manifestations. Parce que nous sommes indivisibles, c’est le péché qui nous fragmente. Par conséquent, nous ne devons pas avoir une vision dualiste, mais une vision holistique, liée à cette réalité entre la science et l’université. 

Toto : J’imagine qu’il est rassurant pour les universitaires, pour ceux d’entre nous qui mènent une vie intellectuelle, de pouvoir penser à nos vies de cette manière, de manière holistique ! C’est libérateur, c’est porteur d’espoir car cela nous fait aussi penser à toutes les choses que Dieu peut racheter en nous et à travers nous. Comme vous le disiez avant, Marcio, vous êtes professeur d’architecture, d’urbanisme. Vous faites un doctorat en histoire et fondements de l’architecture et de l’urbanisme à la prestigieuse université de São Paulo. Qu’est-ce qui vous a amené à vous former dans ce domaine ? 

Marcio : Oui… Je pense que c’est un sentiment de vocation, et… Avant d’étudier l’architecture et d’entrer à l’université, j’avais déjà une formation en pédagogie. Ainsi, lorsque je suis entré à l’université pour étudier l’architecture, j’avais également l’intention de devenir enseignant. Cela a été plus clair pour moi lorsque j’ai compris que Dieu distribue les dons et les talents afin que nous puissions servir le Royaume et les gens. Sur cette base, j’ai compris que ce serait ma façon d’agir, compte tenu de mes inclinaisons personnelles, de mon parcours académique… C’est une occasion de servir le royaume de Dieu et les gens. 

Toto : C’est bien, c’est bien ! Parce que parfois nous avons des tensions qui ne sont pas nécessaires, n’est-ce pas ? 

Quand le Seigneur veut vraiment renforcer ce sentiment de vocation, cette disposition et ce sentiment d’accomplissement, il le fait aussi dans le développement de notre travail et de notre travail intellectuel. Maintenant Marcio… En pensant à toi en tant que professeur dans ton domaine, je serais intéressé d’en savoir un peu plus, de savoir comment ta foi enrichit ton travail et aussi maintenant, vice versa, comment le travail académique peut enrichir la foi. 

Je suppose… que tout n’est pas rose. Parfois, il y a des tensions, il y a des conflits, quelles sont ces tensions, ces conflits que tu as eus en tant que chrétien dans ton contexte ?  

Marcio : Oui… Bien sûr, ce n’est jamais un jardin [de roses]. Mais nous continuons à cultiver ce jardin pour que les choses puissent être vues. Mais… je pense que je peux parler de deux manières différentes. Je considère que la foi façonne mon travail en tant qu’enseignant et universitaire.  

La première est liée aux injustices sociales. Au Brésil et aussi en Amérique latine, nous voyons un grand nombre de personnes qui n’ont pas de maison où vivre, ou qui vivent dans leur maison sans lumière ou sans stabilité structurelle, par exemple. En ce sens, mon travail vise à stimuler et à sensibiliser les étudiants à la nécessité de s’impliquer, par exemple, dans des projets de logements populaires, dans la qualification de zones dégradées, dans la mise à disposition d’espaces décents pour l’existence humaine, non seulement au niveau des structures et de l’assainissement, mais aussi dans l’aspect existentiel et humain.  

Aujourd’hui même… je lisais une phrase d’un architecte contemporain, un Uruguayen comme toi, qui disait que : “certaines maisons n’ont pas un seul signe d’avoir été construites dans leur ensemble, en pensant qu’elles pourraient être habitées par des hommes capables de parler aux étoiles”. En ce sens, le deuxième aspect auquel je me suis le plus consacré ces dernières années est de comprendre l’architecture et les arts comme une manifestation de ce qu’est l’être humain dans toute sa profondeur. Notre objectif est de comprendre comment l’existence et l’essence de l’être humain se manifestent à travers les langages artistiques et comment ils peuvent être des moyens privilégiés pour comprendre le mystère de la vie. Je comprends les arts comme quelque chose qui nous amène à participer intentionnellement et intensément aux caractéristiques physiques, émotionnelles et imaginatives de l’être humain. Je crois également que l’architecture est un livre écrit et qu’il existe une relation profonde entre l’architecture et la vision du monde, la façon dont ceux qui ont construit [ces structures] comprenaient le monde.

La question que je me pose est de savoir si l’architecture et les autres langages artistiques peuvent nous orienter de manière unique vers quelque chose concernant la connaissance de Dieu, du monde ou de nous-mêmes. Si ces langues peuvent nous parler de ces questions. Et… les difficultés que je vois à l’université, c’est que souvent ce sujet de la foi est un sujet qui est pensé comme un aspect intime, privé, subjectif… Et qu’il ne devrait pas être traité à l’université. Mais je constate que c’est plutôt le contraire, car l’université est l’environnement de toutes les discussions, de toutes les questions, même celles liées à la foi et aux visions du monde. 

Donc… parfois il y a une sorte de blocage chez les gens, mais quand on parle d’une manière qui peut être comprise, qui lui donne une forme académique, il est possible de dialoguer.  

Toto : Très intéressant, merci beaucoup, Professeur Marcio Lima, car on peut vraiment voir la passion que vous avez ! Avec cette façon de voir l’architecture, on pourrait se dire, comme toute personne externe à ce domaine, que « le but de l’architecture est de nous fournir des logements durables et guère plus ». Mais il y a tellement de choses encore dans ce rapprochement entre l’architecture et les arts ! J’ai aimé ce que vous disiez sur le fait de les considérer comme un langage et d’écouter ce qu’ils peuvent nous dire sur Dieu, ce que nous pouvons aussi dire à travers eux à nos semblables, aux autres êtres humains… Que nous parlons de choses qui ont à voir avec le royaume de Dieu. Quelle belle vision ! Nous entrons dans cette initiative Logos et Cosmos, nous commençons à comprendre qu’il s’agit d’une vision qui englobe toute l’université, la manière de nous lier au travail académique.  

Ale… J’aimerais que tu nous en dises un peu plus sur l’état actuel de l’initiative Logos et Cosmos, et sur ce qui se prépare à court et moyen terme. 

Ale : Bien sûr que oui. En mars 2022, nous avons entamé la deuxième année de l’initiative Logos et Cosmos, et en avril, une nouvelle cohorte de catalyseurs a débuté, tant pour le niveau 1 que pour les catalyseurs qui sont passés au niveau 2. Donc maintenant… Nous avons des catalyseurs qui sont dans leur première année de formation et qui développent un projet dans ce premier niveau, et les catalyseurs de niveau 2, dans cette deuxième année, réalisent des projets qui relient leur propre discipline académique aux besoins du mouvement national. Et [ils] sont en pleine action, dans ce deuxième niveau, deuxième année. Eh bien…  

Cette année, nous aurons également notre première réunion présentielle, en septembre, au Chili. Une consultation pour tous les catalyseurs des deux niveaux, pour les mentors, pour ceux d’entre nous qui travaillent dans l’initiative…  Nous avons hâte de nous retrouver, d’apprendre ensemble, de nous écouter les uns les autres. Et bien… Encore une fois, en février prochain, il y aura l’appel pour la troisième année de l’initiative, pour recommencer avec une cohorte et certains catalyseurs du niveau 1 et du niveau 2 passeraient au niveau suivant, si c’est le cas. 

Toto : Hum, comme c’est joli, cette perspective de se rencontrer face à face, de pouvoir s’embrasser, d’associer un corps à ces visages que l’on voit sur Zoom ou sur d’autres plateformes de conférence ! Mais surtout pour pouvoir partager une table, pour pouvoir continuer à tisser des liens et des amitiés ! Et renforcer sans doute, ce que sont les différents métiers, n’est-ce pas ? 

Vous avez évoqué le lien entre le catalyseur et le mouvement national, car, après avoir écouté ce que vous dites, on pourrait se faire à l’idée que c’est quelque chose que certaines personnes dans le monde académique développent, quelque chose à part, n’est-ce pas ? 

Comment les catalyseurs ont-ils travaillé avec les mouvements étudiants nationaux de l’IFES dans ce sens, et comment pouvons-nous voir le bénéfice de l’initiative Logos et Cosmos pour les mouvements dans leur ensemble, au-delà des catalyseurs ? Y a-t-il eu une expérience, une réaction des mouvements nationaux dans ce sens, Ale ? 

Ale : Oui, je suis ravie que tu poses cette question, Toto, parce que… C’est vraiment une des choses les plus importantes pour nous dans la mise en œuvre de l’initiative.

Dès le lancement des projets, dès le moment où nous y avons réfléchi, nous avons essayé de faire en sorte que les catalyseurs soient en dialogue avec leur mouvement national, avec leur mouvement local, qu’ils échangent avec les équipiers régionaux, avec le secrétaire général, avec les leaders étudiants, et aussi en essayant de voir comment la propre discipline académique du catalyseur, ses propres préoccupations répondent aussi aux besoins des mouvements, comment entrer en dialogue avec cela. Nous avons essayé de faire en sorte que les projets répondent aux besoins des mouvements nationaux, de manière très spécifique et en fonction de chaque mouvement national. 

Nous avons vu de très belles choses, par exemple… Certains mouvements d’étudiants s’impliquent dans des échanges qui se passent à l’université ou même avec des auteurs qui parlent de questions d’intérêt, tout cela grâce aux questions abordées par les initiatives des catalyseurs ! 

Toto : Super. 

Ale : Un exemple ici, en Amérique centrale, est un catalyseur qui travaille sur le changement climatique et la protection de la création, et qui va le faire avec les étudiants de son mouvement national. Nous constatons également, par exemple au Chili, qu’un réseau de professeurs et d’universitaires chrétiens est né de l’initiative d’un catalyseur, et c’est quelque chose que le mouvement national lui-même avait voulu réactiver sans y parvenir. Donc… Nous voyons ce type de projets et d’initiatives de catalyseurs qui profitent directement aux mouvements nationaux. 

Toto : C’est génial ! Formidable, Ale ! Eh bien… Et puisque nous avons un catalyseur avec nous, nous en profitons pour te demander Marcio : quel est le projet que tu réalises ? Peux-tu nous en dire un peu plus ? 

Marcio : Oui, bien sûr.

Mon projet vise à développer un programme de recherche en théologie et en arts pour les étudiants du mouvement national. Le programme consiste en une formation, un encadrement et un soutien à la recherche personnelle des étudiants. Il comprendra ensuite un cours de base qui se concentrera sur la relation entre les arts et le motif chrétien fondamental de la création, de la chute et de la rédemption. Il s’agit de fournir des fondements théologiques, historiques et philosophiques supplémentaires pour les liens que nous trouvons entre la foi chrétienne et les arts.  

Je suis maintenant dans la phase finale de la compilation d’une bibliographie, ce qui me permettra de commencer le processus de rédaction du cadre théorique du cours qui sera offert à l’ensemble du mouvement, pour tous ceux qui seraient intéressés. Après le cours, nous aurons un programme de mentorat pour les étudiants. Ils devront développer leur propre projet de recherche dans lequel ils mettront en relation les arts, l’architecture et la théologie. En ce moment, je prépare également un atelier pour notre congrès national ABUAB sur une esthétique de l’eschaton : art, justice et royaume de Dieu. 

Toto : C’est génial ! C’est génial ! J’ai cru comprendre que l’atelier qu’ils donneront en septembre sera ouvert aux étudiants du pays voisin, l’Uruguay, qui veulent y participer… Mais, mais nous en parlerons plus tard, Marcio. Ne vous énervez pas, il n’est pas nécessaire de le préciser maintenant [rires de Marcio et Ale].  

Mais que voilà qui est intéressant ! Vas-tu t’occuper toi-même du mentorat, ou comment va se dérouler cette partie de la mise en œuvre du projet ? 

Marcio : Oui, bien sûr, Toto, nous pouvons parler… et ouvrir cet atelier à toute l’Amérique latine. Eh oui… Nous reparlerons.  

Donc… oui… je vais donner ce cours sur les fondamentaux et je vais faire le mentorat. Cette année, le tutorat sera limité car nous n’avons qu’un seul tuteur, c’est-à-dire moi… Nous lançons donc un appel aux étudiants pour qu’ils soumettent leurs projets afin que je les évalue et que ceux qui sont sélectionnés bénéficient de ces tutorats avec moi. 

Toto : C’est bien. Marcio, comment pourrions-nous prier pour toi, en pensant à ce projet ? 

Marcio : Je suis heureux Toto que nous soyons tous une communauté, qui continue à prier les uns pour les autres. C’est pourquoi je vous demande de m’aider dans la prière, en demandant à Dieu de me donner la grâce et la sagesse pour développer ce projet proposé, et aussi de prier pour ma santé. J’ai besoin d’être en bonne santé pour poursuivre tout cela, avec cet emploi du temps. 

Toto : Très bien. Nous en prenons note et nous te soutiendrons… 
Et nos amis qui nous écoutent, sûrement aussi, pour que ce projet ait un impact et soit une bénédiction pour beaucoup, sans aucun doute. Et Ale, comment pouvons-nous prier pour toi, pour l’équipe, pour le ministère de Logos y Cosmos ?  

Ale : Oui, merci pour la question. Eh bien, pour moi… D’une manière particulière, pour la sagesse, la force et la réactivité aussi, de codiriger ce projet avec Josué Olmedo, ici en Amérique latine… Pour le beau défi que nous avons, et en particulier pour la vie ici avec deux petites filles pendant que je continue à travailler dans le ministère… Et pour l’équipe, eh bien… Comme je le disais, nous codirigeons ce projet avec Josué, ici en Amérique latine, et font également partie de l’équipe exécutive Gustavo Sobarzo du Chili et Jouseth Moya de l’Équateur. Veuillez donc prier pour nous et en particulier pour la réunion de consultation présentielle que nous organisons au Chili, en septembre de cette année, pour tous ceux d’entre nous qui y seront à la fois mentors et catalyseurs. 

Toto : Très bien. Nous prenons note et nous demandons au Seigneur la santé, la sagesse et la grâce pour Marcio et la sagesse pour toi et Josué en tant que coordinateurs du projet en Amérique latine, pour la vie de famille, qu’elle continue à être équilibrée, pour le travail d’équipe, pour le travail dans le ministère COMPA, et bien sûr pour Gustavo, pour Jouseth, nous demandons au Seigneur de les fortifier, de les bénir. Et d’une manière toute particulière, nous prions pour cette consultation présentielle au Chili, qui, nous en sommes sûrs, sera une fête et une célébration. Mais, pour tout vous dire, je suis un peu jaloux du fait que je ne pourrai pas être là avec vous en septembre. Mais bon… J’espère voir des photos, des vidéos… Et pouvoir suivre cette réunion.  

Hé… Une dernière question pour Ale : comment les amis qui nous écoutent peuvent-ils s’impliquer dans le travail de science et de théologie que fait l’initiative Logos et Cosmos ? 

Ale : Bien sûr. Eh bien, voyez-vous… Vous pouvez visiter notre site web de l’ILC qui est lci.ifesworld.org/fr, vous pouvez y consulter notre blog, vous pouvez aussi cliquer sur l’un des formulaires d’inscription pour vous abonner à la newsletter Émerveillements. Et bien… En février 2023, nous ouvrirons une autre cohorte de catalyseurs, il y aura un autre processus de sélection, restez à l’écoute ! Et… Et enfin… Très important aussi, vous pouvez suivre le cours « Interagir avec l’université » qui débute maintenant en octobre car c’est l’une des conditions, par exemple, pour pouvoir postuler à l’ILC l’année prochaine en 2023.  

Toto : Ce cours est un cours en ligne, gratuit, qui se déroule sur la plateforme IFES, n’est-ce pas ? 

Ale : Exactement ! C’est le même cours qui sera disponible en octobre de cette année et qui est ouvert chaque année en fait.  

Toto : Un cours qui, même si vous n’êtes pas intéressé à participer et à approfondir sur l’initiative Logos et Cosmos, il vaut quand même la peine de le suivre parce qu’il va vous donner une plateforme ou au moins vous aider à commencer à réfléchir à la façon de relier la vie académique à la spiritualité, à votre domaine scientifique et à la façon de servir à partir de là. Merci de vous être joints à nous ! C’était tellement intéressant d’entendre un peu plus et d’apprendre plus sur l’initiative Logos et Cosmos ! J’espère que vous avez une bonne idée ou, à ce stade, un peu plus d’informations sur l’initiative Logos et Cosmos, les personnes impliquées, les rêves, les défis. Si vous voulez y participer, n’hésitez pas à vous rendre sur le site dont Ale nous a parlé : lci.ifesworld.org/fr. C’est en français, tu peux y lire le blog et aussi t’abonner à la newsletter Émerveillements qui nous tient au courant de ce qui se passe quatre fois par an. Merci Ale, merci Marcio, merci à toi, mon ami(e), de nous écouter ! N’oubliez pas de vous abonner pour en savoir plus sur les Voices of IFES, et partagez cet épisode avec toute personne susceptible d’être intéressée par l’initiative Logos et Cosmos. Que Dieu vous bénisse !  

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