Les projets en Afrique francophone
Projets achevés entre 2024 et 2025
Démarches socio scientifiques et théologiques pour lutter contre la corruption en Guinée
La Guinée, un pays côtier d’Afrique de l’Ouest, est classée 141e sur 180 dans l’indice de perception de la corruption publié par Transparency International. Après avoir obtenu son indépendance de la France en 1958, le pays a connu des coups d’État militaires, des conflits ethniques, la corruption et les abus de l’armée et de la police.

En tant qu’auditeur stagiaire et diplômé en comptabilité, Pépé Lucien Haba a été témoin de l’impact de la corruption : elle a entravé le développement économique durable de la Guinée, violé les droits des citoyens et miné la crédibilité des institutions. De nombreux citoyens sont résignés et acceptent la corruption, car il semble impossible d’y mettre fin. Pourtant, en même temps, l’opinion publique semble considérer que les chrétiens sont moins corruptibles.
Pépé adoptera une approche pluridisciplinaire pour comprendre les causes profondes de la corruption et proposer des moyens de l’atténuer qui soient ancrés dans la science, la théologie et la culture africaine.
L’éradication de la corruption en Guinée peut paraître un défi insurmontable. La plupart des individus se livrent à la corruption – soit directement, par l’abus de pouvoir et le détournement de ressources à des fins personnelles, soit indirectement par exemple en soutenant le statu quo. Dans ce contexte difficile, Pépé souhaite explorer la question suivante : comment les chrétiens peuvent-ils être équipés pour comprendre et affronter la corruption ?
Il explorera les fondements socio-économiques, politiques et culturels de la corruption et les approches théologiques adoptées pour résoudre ce problème, en analysant la littérature et en consultant des experts. Il recueillera et analysera les récits de vie d’étudiants chrétiens et les interrogera sur la manière dont leur vision du monde influence leurs actions par le biais de groupes de discussion. Ses conclusions seront présentées dans un rapport. Enfin, il organisera une conférence ouverte au plus grand nombre pour permettre aux participants de comprendre les causes, les conséquences et les moyens de sortir de la corruption, y compris le rôle des vertus telles que l’intégrité, la justice et la responsabilité.
— Pépé Lucien Haba est en train de finir un master en comptabilité à l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest. Il est assistant dans un cabinet d’audit et fait du bénévolat pour le GBEEG, son mouvement IFES.
Augmenter la représentation des femmes dans les programmes de doctorat au Cameroun
Dans les universités camerounaises, il existe un écart persistant entre les hommes et les femmes dans les programmes de doctorat. Une discrimination subtile, des idéologies traditionnelles de genre et des difficultés économiques empêchent les femmes d’accéder aux programmes de doctorat et d’y réussir. On attend des femmes qu’elles donnent la priorité au mariage et à la famille plutôt qu’à leur carrière académique et professionnelle, et une faible estime de soi les incite à étouffer leurs capacités et leurs aspirations.

Dans une étude pilote, la doctorante Lesly Sandra Guebon Bende a constaté qu’entre 2021 et 2023, les femmes représentaient 33 % des étudiants en première année de doctorat dans son université et seulement 24 % dans deux autres universités d’État. Ce faible pourcentage crée une « canalisation qui a une fuite » dans laquelle s’observe un manque de femmes qualifiées pour intégrer le corps professoral. Selon le ministère camerounais de l’enseignement supérieur, seuls sept pour cent (7%) des professeurs titulaires du pays sont des femmes.
Le projet de Lesly vise à élever le niveau d’éducation des femmes au Cameroun en rapprochant les approches théologiques et humanitaires du genre et de l’égalité d’accès à l’éducation. Elle effectuera une analyse documentaire et des sondages afin de mieux comprendre ce qui empêche les femmes de participer à des programmes de doctorat et présentera ses résultats dans un article scientifique. Elle mettra en place des groupes de mentorat hebdomadaires pour les doctorantes, qui apporteront un soutien psychosocial et académique, y compris une aide pour les demandes de bourses et de financement.
Elle organisera également des ateliers et une conférence destinés aux étudiants et aux équipiers du mouvement national. L’augmentation du nombre de femmes chrétiennes titulaires d’un doctorat permettrait non seulement de diversifier l’académie, mais aussi de fournir des voix féminines très nécessaires dans le dialogue science-théologie.
— Lesly Sandra Guebon Bende est doctorante en philosophie de l’humanitaire et des soins et enseignante bénévole à l’université de Dschang au Cameroun.
Explorer les approches politiques, culturelles et théologiques de la crise gouvernementale au Burkina Faso
Selon le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, la plupart des conflits violents et des crises auxquels sont confrontées certaines parties du continent africain découlent de la mauvaise gouvernance (766e réunion PSC ; 2018). Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à une crise sécuritaire et humanitaire à laquelle il faut ajouter la dégradation du leadership global. Plus de deux millions de personnes ont été contraintes de fuir les conflits, le pays a connu neuf coups d’État politiques concluants depuis 1950, et 40 % des citoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté.

La bonne gouvernance est essentielle au développement durable et à l’épanouissement de chaque être humain. La Bible appelle les chrétiens à contribuer à l’épanouissement de la société et propose de bons modèles pour préparer des dirigeants. Pourtant, lorsque Moustapha Ouedraogo, étudiant de troisième cycle, a mené un projet pilote sur ce sujet, il a constaté que très peu de chrétiens dans son pays sont activement impliqués dans les affaires publiques et la politique. Soit ils n’ont pas été préparés de manière adéquate au leadership politique, soit ils pensent que les chrétiens ne devraient pas se lancer dans la sphère politique car ils la perçoivent comme « maléfique ».
Moustapha cherchera avec son mouvement IFES, l’UGBB, à comprendre pourquoi les chrétiens sont réticents à s’engager dans la politique et examinera comment les approches culturelles, théologiques et politiques pourraient les encourager à le faire. Son objectif est de faire émerger une nouvelle génération de dirigeants politiques à la fois honnêtes, compétents et capables d’apporter des changements.
Pour mieux comprendre les réactions des chrétiens face à la politique au Burkina Faso, il réalisera des sondages auprès d’étudiants, de chercheurs et de responsables d’églises dans la ville de Ouagadougou. Il publiera ses conclusions dans un article scientifique et élaborera un manuel de formation sur le leadership politique pour le mouvement national.
Moustapha animera une table ronde pour les étudiants et les chercheurs de l’Université Joseph Ki-Zerbo, qui portera sur la convergence entre le monde universitaire et les valeurs religieuses et culturelles. Finalement, il organisera une conférence sur la foi et la gouvernance politique pour les étudiants chrétiens, les chercheurs et les dirigeants d’églises et d’organisations chrétiennes.
— Moustapha Ouedraogo prépare un doctorat en sociologie des organisations et de la gouvernance à l’Université de l’Alliance Chrétienne à Abidjan, Côte d’Ivoire. Il travaille aussi pour l’UGBB.
Intégrer les croyances scientifiques, théologiques et culturelles sur les animaux pour lutter contre la pauvreté des étudiants
La Banque mondiale a classé le Sénégal parmi les pays pauvres lourdement endettés. La majorité de la population exerce une activité agricole ou de production alimentaire, et le pays est vulnérable aux fluctuations climatiques. Des politiques de développement inadaptées ont ralenti ses progrès.

La pauvreté des étudiants est un problème majeur à l’université Cheikh Anta Diop, dans la capitale, Dakar. Cette situation pousse les étudiants à abandonner leurs études ou à redoubler, et nombre d’entre eux se retrouvent au chômage une fois leur diplôme obtenu.
Le vétérinaire Pape Jean Paul Bakhoum est un ancien étudiant de l’université et a été témoin direct de la problématique. Il a mené un projet pilote ILC et a découvert que de nombreux étudiants chrétiens voulaient surmonter leur pauvreté personnelle mais ne savaient pas comment, et que souvent les étudiants négligeaient les animaux comme forme possible de source de revenus.
Pape Jean Paul mène un projet qui rassemblera les perspectives scientifiques, théologiques et culturelles sur les animaux pour équiper les étudiants et leur permettre de se lancer dans l’entrepreneuriat associé aux animaux, comme l’élevage de porcs ou de moutons. Le projet explorera comment ce type d’entrepreneuriat peut être mené de manière à équilibrer la génération de revenus et le bien-être des animaux, motivé par le mandat chrétien de prendre soin de la création de Dieu.
Ce projet, mené en partenariat avec le GBUSS, le mouvement de l’IFES, s’adressera aux étudiants chrétiens et à ceux d’autres confessions. Pape Jean Paul fera un sondage auprès des étudiants pour mieux comprendre leurs positions à l’égard des animaux et partagera ses résultats dans un article scientifique. Les événements prévus comprennent un débat de sensibilisation sur le campus et une conférence explorant les liens entre la médecine vétérinaire et les convictions théologiques et culturelles sur le traitement des animaux.
— Pape Jean Paul Bakhoum est un vétérinaire qui exerce en cabinet privé au Sénégal. Il est également bénévole au sein de son mouvement IFES.
Les sectes religieuses se multiplient dans les universités togolaises : étudier leur histoire, promouvoir le dialogue
Le Togo, petit pays d’Afrique de l’Ouest, est un état laïc où se côtoient diverses religions. Le christianisme est la religion la plus répandue (42 %) ; 37 % des citoyens suivent les religions africaines traditionnelles et 14 % sont musulmans. Il n’est pas inhabituel que les chrétiens et les musulmans suivent également des pratiques religieuses traditionnelles.

N’Nigmatoui Ouadja, un historien et étudiant diplômé, a mené un projet pilote et a constaté qu’un certain nombre de sectes religieuses sont de plus en plus actives sur les campus, et invitent les étudiants à les rejoindre. Certains groupes, les Kémites par exemple, sont rattachés aux religions africaines traditionnelles, tandis que d’autres syncrétisent le christianisme et les croyances africaines traditionnelles, ou se disent chrétiens tout en incluant des croyances et des pratiques qui ne sont pas bibliques.
Ce manque de compréhension a été à l’origine de la méfiance entre les étudiants de différentes religions et a suscité le besoin impérieux de favoriser le dialogue interreligieux.
Dans le cadre de son projet ILC, N’Nigmatoui souhaite promouvoir une meilleure compréhension de ces groupes religieux et favoriser le dialogue interreligieux sur les campus afin de contribuer à la cohésion sociale et empêcher la recrudescence des conflits interreligieux.
Il mènera une étude pour mieux comprendre l’histoire, l’idéologie et les pratiques de ces groupes religieux. Pour ce faire, il faudra procéder à une analyse bibliographique et à des entretiens avec des personnes clés, comme des leaders de ces groupes. Les résultats seront partagés avec les étudiants lors d’un atelier. N’Nigmatoui organisera ensuite une conférence et une série de discussions en petits groupes afin de promouvoir le dialogue interconfessionnel.
— N’Nigmatoui Ouadja est titulaire d’une maîtrise en histoire et civilisations africaines et il prépare actuellement un doctorat en sciences humaines et sociales à l’Université de Kara. Il est également bénévole au sein de son mouvement IFES.
Étude des approches théologiques et des sciences sociales applicables au développement du leadership à l’ère numérique
Actuellement, la plupart des étudiants universitaires sont de véritables « natifs du numérique ». Ceux qui vivent en République démocratique du Congo (RDC) sont loin de faire exception à la règle. En tant que membres de la génération Z (personnes nées après 1997), ils ont grandi avec les smartphones et les réseaux sociaux et ont adopté les dernières technologies sans se poser de questions.

James Nzanzu, étudiant diplômé, a travaillé pendant cinq ans avec des étudiants chrétiens à Goma, une ville de l’Est de la RDC, et a observé les difficultés rencontrées par les étudiants vis-à-vis des médias numériques, comme l’évaluation de la véracité du contenu en ligne, le discernement requis sur ce qui doit être consommé et comment résister aux tentations qui se présentent à chaque clic de souris. Il a également constaté que les responsables du GBU RDC, le mouvement IFES, avaient besoin à la fois de mieux comprendre la relation des étudiants avec la technologie et de leur aider à résoudre le problème de l’intégrité personnelle à l’ère du numérique.
En collaborant avec le groupe GBU RDC dans la ville de Goma, le projet de James vise à équiper les étudiants chrétiens pour qu’ils puissent faire face aux implications morales des médias numériques sur leur vie spirituelle. Il veut leur permettre de développer une approche critique et constructive de l’utilisation de la technologie, et aider les responsables à découvrir comment les aspects positifs de la technologie peuvent être utilisés dans les programmes de mentorat des étudiants.
James se penchera sur le contexte social et théologique du développement du leadership étudiant à l’ère numérique en réalisant une analyse bibliographique, des groupes de discussion avec des responsables du mouvement national et des sondages auprès des étudiants. Il organisera une conférence qui accueillera des experts en technologie, sociologie, psychiatrie et théologie, qui discuteront de l’impact de la technologie numérique sur la société. Il élaborera enfin un rapport, et mènera une session de formation pour 20 responsables de son mouvement national.
— James Nzanzu poursuit des études de maîtrise en réseaux informatiques et en ingénierie des télécommunications à l’Institut supérieur de l’informatique et de gestion. Il est également bénévole au sein de son mouvement national.
Découvrir une perspective chrétienne sur l’utilisation des smartphones
Au cours des 15 dernières années, les smartphones ont profondément transformé notre rapport à la technologie et notre existence même, devenant une extension incontournable de nous-mêmes. Certains pensaient que ces technologies nous libéreraient, mais il a été démontré que la dépendance à ces appareils alléchants nuit considérablement à nos relations, fragmente notre attention et diminue notre productivité. De nombreuses études ont ainsi montré que nous consultons nos smartphones en moyenne 150 fois par jour.

La plupart des étudiants universitaires font partie de la « génération smartphone », c’est-à-dire des personnes nées après 1995 qui ont grandi avec des smartphones. Les élèves de la nation insulaire de Madagascar ne font pas exception, affirme Andréa Sylvano Razanatsara, experte en technologies éducatives. Au niveau national, 36 % des personnes possèdent un smartphone (Okano etal; 2022), mais le pourcentage est beaucoup plus élevé dans les zones urbaines.
En collaboration avec l’UGBM, le mouvement IFES à Madagascar, Andréa mènera des entretiens et des sondages pour mieux comprendre le rapport des étudiants à leur téléphone, y compris les défis éthiques. Elle associera ses résultats scientifiques à des perspectives théologiques pour élaborer un rapport et un séminaire de formation pour le mouvement national. L’objectif de ce projet est d’aider les étudiants à prendre conscience de leurs motivations, de leurs priorités et de leurs habitudes, afin qu’ils puissent adopter en toute connaissance de cause une utilisation plus éthique de leur téléphone et trouver de l’équilibre entre l’utilisation de la technologie et les échanges en tête-à-tête.
— Andréa Sylvano Razanatsara est chargée de cours à temps partiel en technologie éducative à l’Institut supérieur de technologie d’Antsiranana, où elle est également responsable du centre de documentation et d’information. Elle est de plus bénévole au sein du groupe local UGBM.
Mettre le handicap au cœur du dialogue science-théologie en Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire est actuellement en quête d’une meilleure intégration des personnes handicapées dans la société. La loi a changé et certaines mesures ont été prises. Mais l’étudiante en orthophonie Marie Priscille Gnaly a remarqué que son université n’a pas évolué au point d’inclure les étudiants handicapés et de leur permettre de s’épanouir.

Au cours d’une étude pilote réalisée dans le cadre de son projet ILC, elle a constaté que l’infrastructure et l’architecture de son université n’avaient pas été adaptées aux besoins des étudiants handicapés. Les professeurs n’ont pas l’habitude d’enseigner aux étudiants souffrant d’handicaps sensoriels, et les étudiants handicapés ont du mal à accéder aux bourses et aux salles de l’université. Un professeur a estimé que les étudiants handicapés sont confrontés à des difficultés dix fois plus importantes que les étudiants non handicapés sur le campus.
Le projet de Marie vise à promouvoir une meilleure intégration des étudiants handicapés à l’université Felix Houphouët Boigny, la plus grande université du pays. Elle organisera une campagne de sensibilisation explorant les perspectives scientifiques, juridiques et théologiques du handicap et soulignant la nécessité d’une meilleure intégration des étudiants handicapés. Cette campagne consistera à distribuer des brochures éducatives, à diffuser des vidéos, à organiser des débats publics et à organiser une conférence, le tout à l’intention des étudiants, des professeurs et des administratifs.
Parce que les traumatismes constituent l’un des plus grands obstacles à l’intégration, 20 étudiants handicapés seront invités à participer à un groupe de soutien, qui offrira des possibilités de partage, d’écoute et de conseil.
Ces dernières années, le mouvement IFES, GBUCI, a fait un effort particulier pour inclure et accueillir les étudiants handicapés, et a créé une communauté d’étudiants handicapés à Cocody, où se trouve l’université de Marie. En travaillant en partenariat avec le mouvement, Marie espère que son projet viendra encore renforcer les actions du GBUCI en faveur de l’inclusion des étudiants handicapés.
— Marie Priscille Gnaly est orthophoniste et termine actuellement un master en orthophonie, spécialisée dans les troubles de l’apprentissage. Elle est également bénévole au sein de son mouvement national.
Renforcement des compétences numériques des étudiants malgaches pour la recherche
Les nouvelles technologies numériques sont omniprésentes dans la plupart de nos vies, que ce soit pour les études, les loisirs ou la religion. Selon une perspective chrétienne, les humains sont créés à l’image de Dieu et ont été dotés d’une intelligence nécessaire pour développer de telles technologies, mais nous sommes également appelés à être de sages intendants de nos ressources, de nos connaissances et de nos talents.

Dans la nation insulaire de Madagascar, où plus de 80 % de la population vit dans la pauvreté (Banque mondiale ; 2024), presque toutes les universités manquent d’infrastructures informatiques de base. Le catalyseur ILC Dieu Donné Jaomisy, diplômé en informatique, en a fait l’expérience lors de ses études à l’Université de Madagascar. Seul un nombre très limité d’étudiants détient un ordinateur. Le coût d’une visite dans un cybercafé est prohibitif. Il a remarqué que les étudiants sont souvent accros aux réseaux sociaux sur des téléphones portables bon marché, mais qu’ils ne disposent pas des compétences et d’équipements nécessaires pour mener des recherches indépendantes dans le cadre de leurs études.
Dieu Donné, qui travaille désormais pour l’UGBM, le mouvement IFES à Madagascar, mène un projet qui vise à équiper des étudiants chrétiens dans le domaine du numérique afin qu’ils puissent exceller dans leurs études.
Il mettra en place un laboratoire de formation avec huit ordinateurs, où les étudiants du mouvement national recevront une formation en informatique et en recherche en ligne et seront initiés à des idées telles que la création de blogs et de vidéos. Ils participeront également aux modules de formation en ligne de l’IFES. Dieu Donné évaluera ensuite le déroulement de la formation, ce qui contribuera à l’élaboration de futures stratégies de formation au sein du mouvement national. Il est prévu enfin d’organiser une conférence sur le thème de la technologie et de la foi chrétienne.
— Dieu Donné Jaomisy est le responsable du projet et de la logistique de l’UGBM.
L’impact des croyances religieuses sur la prévention des zoonoses
Les scientifiques estiment que plus de 60% des maladies infectieuses chez l’homme peuvent être transmises par les animaux, et 75% des maladies infectieuses nouvelles ou émergentes chez l’homme proviennent des animaux (Centers for Disease Control; USA). En Afrique, ces zoonoses ont augmenté de 63 % entre 2012 et 2022 selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le potentiel de propagation des maladies de l’animal à l’homme a augmenté parce que la population africaine en forte croissance a créé une plus grande demande de produits alimentaires d’origine animale. Lorsqu’un foyer se déclare, l’urbanisation croissante et l’amélioration des liaisons de transport se traduisent par une propagation plus rapide de la maladie.

L’OMS a identifié la nécessité de mener davantage des recherches sur les facteurs environnementaux, socio-économiques et culturels qui affectent l’émergence et la transmission des maladies à tendance épidémique. L’implication des communautés religieuses à la promotion d’un comportement sain et l’aide à la prévention des zoonoses s’est avérée cruciale dans plusieurs pays africains.
En Côte d’Ivoire, le doctorant en biologie Eustache Hounyeme mène un projet qui explorera les perceptions des communautés religieuses qui diminuent la prévalence des zoonoses à Bouaké, la deuxième ville du pays.
Au moyen de sondages et de questionnaires, il examinera l’impact des croyances, attitudes et pratiques associées à ces maladies chez les communautés chrétiennes et musulmanes.
Il effectuera également des sondages auprès des agriculteurs et du personnel des abattoirs. Les données lui permettront de faire des recommandations pertinentes sur le plan culturel et local pour prévenir et contrôler les zoonoses à Bouaké. Les résultats seront partagés avec les étudiants et les chercheurs à travers un atelier et ensuite à la communauté à travers des événements et du matériel de sensibilisation. Il partagera ses résultats avec la communauté scientifique par le biais d’un article académique et d’une présentation lors d’une conférence nationale sur la santé publique. Eustache conduira l’étude avec l’assistance d’un étudiant en sociologie de la santé et les résultats serviront de base à l’élaboration de leur mémoire de master.
— Eustache Hounyeme (originaire du Bénin) prépare un doctorat en génétique et biologie moléculaire à l’université d’Abomey-Calavi au Bénin (mais ses études se déroulent en Côte d’Ivoire). Il est également volontaire au sein de GBUCI, le mouvement national d’IFES.
Revalorisation des méthodes traditionnelles de gestion des conflits en Afrique
L’Afrique a une longue histoire de méthodes traditionnelles de gestion des conflits, impliquant la médiation, la négociation, l’arbitrage et la réconciliation pour promouvoir la paix, la tolérance et la solidarité. Ces méthodes ont été efficaces parce qu’elles reflètent la culture locale et l’histoire. Mais le colonialisme, l’influence occidentale et les préjugés des chrétiens africains vis-à-vis de la culture traditionnelle ont réduit l’influence des chefs traditionnels chargés de mener ces méthodes. Tandis que le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a appelé à accorder plus d’attention aux mécanismes indigènes et informels de résolution des conflits afin qu’ils puissent maintenir leur rôle souvent essentiel.

Le projet de Geneviève Guei, experte en gestion des conflits, vise à encourager les chercheurs, chefs et citoyens de Côte d’Ivoire à réévaluer les méthodes traditionnelles de gestion des conflits par le biais d’un dialogue constructif entre les traditions culturelles et la foi chrétienne.
Geneviève mènera une étude sur les méthodes de gestion des conflits utilisées par un groupe de population de l’ouest du pays, les Wês. Elle sera assistée par une équipe de volontaires dûment formés de son mouvement national IFES et du Département de la culture de la paix, une unité de recherche de la Chaire UNESCO au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB). Ils collecteront des données à travers des entretiens avec des leaders religieux, culturels et des jeunes et une réunion communautaire, puis analyseront les points forts et les points faibles des méthodes utilisées. Les résultats seront partagés dans un article scientifique, une conférence publique et un événement à un laboratoire de recherche indépendant appelé LIRE -laboratoire interdisciplinaire des réalités endogènes.
À travers des ateliers, des études bibliques et des débats destinés aux étudiants d’UFHB, la plus grande université du pays, le projet offrira des espaces de dialogue sur la manière dont les études sur la paix et les conflits, la théologie et l’anthropologie culturelle peuvent être intégrées dans la gestion des conflits.
— Geneviève Guei a récemment obtenu un doctorat à l’UFHB (Côte d’Ivoire) en culture de la paix, prévention, gestion et résolution des conflits. Elle est maintenant bénévole avec son mouvement IFES, elle sert comme consultante pour la Bible d’étude de la perspective africaine et suit un cours à temps partiel à l’Institut biblique de Genève.
Promouvoir le dialogue social pour renforcer la paix et la réconciliation au Burundi
Le pays est toujours en convalescence neuf ans après la fin de la guerre civile ethnique qui a ravagé le Burundi. La paix actuelle est extrêmement fragile. Laurent Kayogera, un expert en communication travaillant pour UGBB, le mouvement national de l’IFES, signale que même de petits éléments déclencheurs peuvent facilement provoquer des violences, des discours de haine, des tensions et des troubles, y compris sur les campus.

Dans une étude sur la consolidation de la paix après un conflit, le défunt chercheur en études africaines Bert Ingelaere, a constaté deux tendances chez les Burundais : certains veulent déterrer le passé, d’autres préfèrent adopter l’amnésie collective. Les chercheurs en sciences sociales ont indiqué que le fait d’enterrer la douleur du passé peut être un terreau pour de nouveaux conflits. Les communautés doivent se réunir pour dialoguer sur le passé et les causes profondes des divisions, pour traiter les traumatismes et pour s’engager dans la résolution des conflits.
Le projet de Laurent vise à promouvoir le dialogue sur la paix et la réconciliation entre les étudiants de toutes confessions, les administrateurs d’université et les chefs religieux. L’objectif est de donner aux acteurs clés de ces groupes les moyens de prévenir et de résoudre les conflits sur les campus et dans les églises, afin de promouvoir la paix et l’unité.
En s’appuyant sur les principes des sciences sociales et de la Bible, le projet comprendra : un atelier sur le dialogue interreligieux pour les responsables confessionnels ; un atelier pour les leaders étudiants de l’UGBB et d’autres sociétés universitaires, et les administrateurs de campus pour discuter des origines, de la prévention et de la gestion des conflits à l’université ; et des sessions de formation pour les leaders étudiants de l’UGBB sur les modèles de gestion des conflits et de réconciliation. En outre, Laurent et son équipe produiront cinq épisodes de podcast sur le sujet.
Le projet actuel de Laurent est issu de son projet 2023 – 2024, qui explorait le rôle de la communication orale dans la transmission de la science, de la foi et de la culture au Burundi, un pays à riche tradition orale. Il a effectué des sondages auprès d’étudiants et de chercheurs, il a interviewé des experts et il publiera ses résultats dans un article scientifique. Il a également organisé un atelier d’une journée sur ce thème.
–Laurent Kayogera est licencié en communication et coordinateur de la formation à l’UGBB.
Renforcer la collaboration interreligieuse pour protéger l’environnement au centre du Bénin
Les religions influencent les styles de vie, les symboles et les rythmes des individus, et par conséquent ils auront un impact sur le paysage. Le rapprochement des responsables religieux et des autres parties prenantes pourrait être un outil puissant pour lutter contre la crise écologique actuelle. Mais le géographe chrétien Camille Yabi a constaté que ce n’était pas le cas au Bénin.

En 2023 – 2024, il a mené une étude sur l’impact des chrétiens évangéliques, des catholiques et des religions traditionnelles africaines sur l’environnement au centre du Bénin et il a partagé ses résultats au travers d’un article et de deux conférences. Les résultats de Camille ont révélé qu’il n’y a aucune collaboration entre les religions endogènes et les communautés chrétiennes dans le domaine de l’environnement. En outre, il a constaté un manque d’intérêt et de sensibilisation à la préservation de l’environnement chez les protestants et les évangéliques. En revanche, les religions traditionnelles africaines ont mis en place des « forêts sacrées » protégées et certaines églises catholiques se sont impliquées dans le reboisement.
En 2024 – 2025, le projet de Camille vise à encourager les chrétiens à s’impliquer dans la protection de l’environnement et à renforcer la collaboration entre les leaders religieux, les membres du GBEEB (le mouvement IFES), les responsables des collectivités locales, les scientifiques et les journalistes environnementaux.
Ces différents groupes se rassembleront pour créer deux jardins botaniques, où seront plantées des plantes en voie de disparition et des plantes bénéfiques pour la santé mentale. Des étudiants bénévoles formés par le GBEEB superviseront les jardins, qui seront accessibles à la communauté locale.
Camille et son équipe organiseront des événements de sensibilisation sur l’appel chrétien au soin de la création, et ce, pour les étudiants de l’université et de l’école secondaire. Ces événements seront accompagnés d’une campagne de sensibilisation faisant appel aux réseaux sociaux et à un blog rédigé par des journalistes spécialisés dans le domaine de l’environnement. Les résultats du projet de Camille seront intégrés à son mémoire de master en géographie, et il se rendra au pays voisin, le Togo, pour partager les résultats avec le mouvement national de ce pays.
— Camille Yabi titulaire d’un master en géographie et d’un autre en gestion de projet .Il prépare sa thèse en géographie à l’Université d’Abomey Calavi au Bénin. Il a été jadis le secrétaire général de la GBEEB et sert maintenant en tant que conseiller volontaire.
Faire fonctionner l’apprentissage en ligne pour l’Afrique francophone : réflexions anthropologiques et théologiques
Les cours en ligne et les cours hybrides sont devenus des piliers de l’éducation dans le monde entier pendant la pandémie. Même avant la Covid, les MOOC (Massive Online Open Courses) étaient devenus populaires dans l’enseignement supérieur. Malgré les avantages de l’apprentissage en ligne en termes d’accessibilité, de flexibilité et de coût, les éducateurs commencent à rechercher ses inconvénients. Rares sont les études qui se sont penchées sur le contexte africain, et celles qui l’ont fait, se sont concentrées sur les difficultés techniques et non sur les aspects culturels et anthropologiques.

En 2023 – 2024, le projet de l’expert en formation David Mouandjo a exploré comment l’apprentissage en ligne fonctionnait pour les étudiants africains francophones. Il a mené une étude pour fournir des réflexions anthropologiques et théologiques sur l’apprentissage en ligne au sein des GBUAF, la région Afrique francophone de l’IFES qui comprend 24 mouvements étudiants nationaux. Cette étude comprenait des recherches, des sondages et des entretiens pour évaluer les cours en ligne de l’IFES dans la région. Il a recensé plusieurs obstacles qui empêchent les étudiants de profiter des possibilités de formation en ligne dans le cadre de leurs mouvements nationaux et de leurs cours universitaires.
En 2024-2025, David poursuit son projet en proposant des solutions aux défis de l’apprentissage en ligne qu’il a identifiés. Il y parviendra en élaborant et en distribuant un manuel d’apprentissage en ligne destiné aux leaders de l’IFES et en utilisant ses conclusions pour réviser la version française du cours en ligne de l’IFES, Interagir avec l’Université.
En plus, les étudiants des mouvements nationaux du GBUAF et au-delà seront invités à participer à une série de cinq ateliers en ligne explorant les cinq principaux défis de l’apprentissage en ligne dans la région. Il s’agit notamment de la prédominance d’un enseignement de type magistral dans lequel un expert transmet des connaissances plutôt que de mettre l’accent sur la pensée critique ; de la motivation ( motivée pour obtenir un emploi plutôt que passionnée par le sujet) ; des différentes approches culturelles de la gestion du temps ; de la relation de l’Afrique avec la technologie, y compris la technophobie ; et de la fracture numérique entre ceux qui ont accès à la technologie et à l’internet et ceux qui n’y ont pas accès. Les vidéos des ateliers seront distribuées aux mouvements de la région.
— David Mouandjo vit au Cameroun et prépare un doctorat en théologie à l’Université protestante d’Afrique centrale. Il travaille également pour GBEEC (le mouvement IFES au Cameroun) en tant que responsable national de la formation, du développement du leadership et de l’interaction avec les Ecritures.
Permettre aux étudiants d’échapper à la pauvreté grâce à l’entrepreneuriat
Si le Sénégal est pauvre, c’est en partie à cause de sa dépendance à l’égard de l’agriculture, de sa vulnérabilité aux variations climatiques et de l’échec de ses politiques de développement, mais les attitudes religieuses jouent également un rôle. Les recherches menées par l’économiste Albertine Bayompe Kabou suggèrent que les croyances religieuses (islamiques, animistes et chrétiennes) exercent une influence significative sur l’état d’esprit et les actions des étudiants en matière de pauvreté et peuvent devenir un levier important pour aider les gens à être des agents de changement dans leur propre sortie de la pauvreté.

Il y a deux ans, Albertine a commencé à travailler avec le mouvement IFES au Sénégal pour aider les étudiants à sortir de la pauvreté. Elle a maintenant élargi son projet et travaille avec quatre mouvements dans la région d’Afrique francophone.
En 2022 – 2023, Albertine a organisé une conférence pour les étudiants, qui a exploré les facteurs environnementaux, sociaux, économiques et religieux qui perpétuent la pauvreté des étudiants.
En 2023 – 2024, son projet a évolué pour se concentrer sur l’entrepreneuriat étudiant. En tant qu’étudiante – et à ce jour – Albertine gagne un revenu supplémentaire grâce à des activités entrepreneuriales, notamment l’apiculture et le maraîchage. Pourtant, elle signale que de nombreux étudiants universitaires se moquent de ces activités et pensent que l’entrepreneuriat informel est réservé aux moins éduqués. Albertine a dirigé un projet de recherche-action impliquant un programme de formation à l’entrepreneuriat, auquel ont participé des chrétiens évangéliques, des catholiques et des étudiants musulmans.
Elle a notamment constaté que les étudiants évangéliques étaient plus nombreux à abandonner la formation que les étudiants d’autres origines religieuses. En échangeant avec les responsables d’autres mouvements nationaux de la région, elle a découvert qu’ils avaient également observé que les étudiants chrétiens étaient réticents à s’impliquer dans l’entrepreneuriat. L’éthique protestante du travail a longtemps été considérée comme une force importante derrière l’émergence du capitalisme moderne, comme l’a souligné l’économiste et sociologue allemand Max Weber. Pourtant, en Afrique francophone, cela ne semble pas être une réalité.
En 2024 – 2025, Albertine mènera une étude sur les raisons pour lesquelles les chrétiens évangéliques d’Afrique francophone semblent être passifs ou réticents à s’engager dans l’entrepreneuriat. Cela impliquera une revue de la littérature et des sondages auprès des étudiants, et elle explorera la culture, colonisation, le système éducatif, les barrières qui se dressent contre l’entrepreneuriat et la manière dont les étudiants comprennent les concepts théologiques du travail, de la richesse et de la grâce. Ses conclusions serviront de base à l’élaboration d’un programme de formation à l’entrepreneuriat qui sera distribué aux mouvements de l’IFES dans la région d’Afrique francophone.
Elle s’associera aux mouvements IFES du Sénégal, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso pour établir un programme de formation à l’entrepreneuriat. Les étudiants recevront une formation, un savoir-faire et un mentorat de la part d’entrepreneurs expérimentés, ce qui leur équipera pour lancer des entreprises autonomes.
— Albertine Bayompe Kabou est titulaire d’un doctorat en économie et enseigne à l’Université Assane SECK de Ziguinchor au Sénégal.
Visionnez la vidéo de 2 minutes sur le projet d’Albertine de 2022 :
La science et la théologie au service de la santé mentale des étudiants
En Afrique francophone, de nombreuses pressions contribuent aux problèmes de santé mentale chez les étudiants universitaires : la pauvreté, le chômage, les expériences de conflit, les déplacements associés à ces derniers et les violations des droits de l’homme, ainsi que les divisions entre étudiants dues aux différences socio-économiques, ethniques et religieuses.

La santé mentale a fait des ravages parmi les étudiants, mais la sensibilisation à ce problème est faible. En 2022, la doctorante Nina Ble Toualy a mené une consultation pilote auprès d’étudiants en Côte d’Ivoire et a constaté que 80 % d’entre eux présentaient au moins un symptôme d’une maladie mentale sans le savoir.
En 2022 – 2023, Nina a collaboré avec GBUCI, le mouvement IFES en Côte d’Ivoire, sur un projet qui rapproche les perspectives bibliques et scientifiques pour promouvoir une bonne santé mentale chez les étudiants de son université. Elle a mené une étude pour mieux comprendre la situation, organisé des séminaires de sensibilisation et une conférence, et s’est associée à des ONG de santé mentale pour fournir un soutien gratuit aux étudiants en matière de santé mentale. Parallèlement à ce soutien professionnel, Nina a formé des étudiants chrétiens volontaires pour fournir un soutien entre pairs et faciliter des études bibliques et des débats sur la santé mentale.
En 2023 – 2024, Nina a poursuivi son projet en <collaboration avec deux autres catalyseurs ILC : Eustache Hounyeme et Geneviève Guei. Elle a mené une étude sur comment les facteurs génétiques et environnementaux contribuent à l’anxiété et à la dépression chez les étudiants. Elle a aussi continué à travailler avec des professionnels et des étudiants bénévoles pour offrir un soutien gratuit en matière de santé mentale aux étudiants, et elle a organisé une conférence au cours de laquelle divers groupes se sont réunis pour échanger sur le comment favoriser une culture de prévention au campus.

En 2024 – 2025, Nina a poursuivi son projet, en collaborant désormais avec un catalyseur ILC de la République démocratique du Congo, Sarah Obotela, une étudiante de troisième cycle en sociologie. Elles travailleront ensemble sur une étude comparant la situation de la santé mentale des étudiants dans les mouvements IFES de la région de l’Afrique francophone qui ont des programmes de santé mentale (Côte d’Ivoire et RDC) et sept mouvements qui n’en ont pas. Les résultats seront publiés dans un article scientifique.
Au niveau régional, Nina et Sarah utiliseront leurs résultats pour créer un guide sur la santé mentale, animer des formations et distribuer des vidéos et des podcasts pour former des équipiers et des universitaires chrétiens associés aux mouvements de l’IFES en Afrique francophone afin qu’ils puissent offrir un très bon service de soins pastoraux aux étudiants.
— Nina Ble Toualy est doctorante en criminologie à l’Université Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire. Elle coopère au projet avec Sarah Obotela, une doctorante en sociologie de la République démocratique du Congo, qui est un catalyseur de niveau 3.
Visionnez la vidéo de 3 minutes sur le projet de Nina de 2022 :